Qu’est ce qui rythme ma vie ? Relation au temps…Relation à l’autre…


19-0-Relation-au-temps-e1368347575839La relation au temps ….« Je ne peux pas rentrer tôt le soir » « Quand je serai à la retraite… » « Quand ce gros dossier sera réglé… » « Je ne vois pas assez mes enfants »  « Je remets au lendemain » « Je suis toujours en retard »

Le temps est une des préoccupations majeure des chefs d’entreprises, des managers, des parents….

Dans le monde des affaires le temps est intimement lié à la notion d’efficacité et de rentabilité, le gain de temps est donc synonyme de gain financier et de création de valeur. Durant un coaching la question de « gestion du temps » est fréquente. Les problématiques de perte de temps, de gestion des priorités parasitent bien souvent le quotidien et l’équilibre de vie professionnelle et personnelle. Dans tous les cas, cela ramène à la perception de chacun, ses valeurs, ses croyances sur le temps. En tant que coach et également dans mon entourage proche j’entends des phrases telles que :

« Je n’ai pas le choix, je ne peux quitter cet emploi » «  Il faut que j’obtienne   X  contrats par mois » « Je dois rentabiliser mes rendez-vous »,  « Je n’ai pas le temps de discuter » « Il faut des résultats rapidement » « Le temps c’est de l’argent » « J’ai besoin de ce dossier pour avant-hier » « Je n’ai pas le temps de déjeuner » « Vite, vite, vite …dépêche toi ! » « Il faut que je prenne des vacances »

J’entends aussi : « Je déciderai plus tard, je prends le temps de réfléchir… » « Le temps fait son œuvre »  « Laissons le temps au temps » « A la grâce de Dieu » « Je me vide la tête et je fais du sport » « Je prends des vacances et je n’ouvre  pas mes mails… »

En écoutant ces phrases, il est perceptible que ce que chacun croit à propos du temps a un impact majeur sur  les choix, les décisions, les actions et la relation à l’autre. Il n’est pas de perception ou de représentation meilleure qu’une autre, les unes et les autres ont des conséquences positives et aussi leurs limites.

« Qu’est ce qui rythme ma vie ? »

La représentation que chacun se fait du temps est corrélée à des traits de caractère avec des incidences sur ses comportements.

Une perception linéaire du temps amène aux respects des horaires, à de la rigueur dans l’ordre du jour d’une réunion et à la capacité d’interrompre un débat. Le temps est perçu de manière rationnelle, comme une ressource à gérer avec en corollaire des risques de rigidité fonctionnelle, d’hyper contrôle dans le management, un manque de créativité, des relations froides  générant des risques psychosociaux.

Une vision en spirale amène à inscrire les actions dans le temps, à procéder par étapes successives  en intégrant les changements et les fluctuations.  Les risques collatéraux  peuvent être un manque d’objectif à court terme, la procrastination, le non respect des horaires ou des délais, un manque de rigueur, des discutions peu productive.

La perception du Temps est donc à la fois personnelle et culturelle. La façon dont  chacun utilise son temps est relative à sa personnalité, à son éducation, à son milieu culturel et social. La place  accordée au temps peut-être une source de divergences si l’on ne sait pas appréhender ce qui est important pour chacun.  

Geert Hofstede, psychologue social et anthropologue hollandais a étudié les interactions entre les cultures. L’une de ses réalisations notoire propose une évaluation des différences culturelles basées sur 6 dimensions dont l’une concerne l’horizon temporel des différentes cultures, soit une orientation à court terme ou à long terme. Les cultures orientées court terme accordent de la valeur aux méthodes traditionnelles, au temps  pour créer les relations. Elles sont  orientées sur  le présent (ce qui ne peut être fait aujourd’hui peut l’être demain). Les cultures orientée  long terme, perçoivent le temps comme linéaire. Une telle société vise des objectifs et donne de la valeur aux gratifications matérielles.

Les affaires en Europe, en Asie ou au moyen orient ne se traitent donc pas avec le même rapport au temps et ses corollaires de valeurs et d’enjeux relationnels.

Quel lien entre la relation au temps et la relation à l’autre ?

Le temps est – également ou avant tout – celui de la relation, le temps du premier contact, le temps d’un rendez-vous professionnel et comme nous l’avons vu, la représentation qu’en a chaque individu génère différents modèles d’interaction. Le temps de la création du rapport humain reste la base pour générer l’espace de confiance nécessaire à une relation d’affaires, intime ou amicale.

Prendre le temps sans perdre du temps serait-il un art ?

Quel part de temps accorder à une relation authentique dans un champ professionnel ? Quel est l’espace  à donner à la personne que je rencontre, que ce soit dans le monde des affaires ou dans la sphère personnelle ? Quel est l’objectif de la rencontre ? Comment assurer de la disponibilité et du temps de mon interlocuteur ? Qu’est  ce qui est important pour lui ? Quelles sont ses attentes ? Quel est le résultat  visé pour chacun des protagonistes ?

Il arrive qu’une partie de ces questions restent dans l’ombre, chacun poursuivant son propre objectif, rendu plus ou moins explicite. Deux chemins se rencontrent, restent parallèles ou s’éloignent, selon que la relation est créée ou pas, mêlant éléments subjectifs et factuels sans que cela ne soit toujours très clair ou explicite.

Entre vision linéaire et en spirale, y aurait-il une voie du milieu, à la faveur d’enrichissements mutuels de cultures d’horizons différents ?

Est-il envisageable de recréer  un espace temps entre des individus  à chaque rencontre ? réunion ? rendez-vous ?  J’en rêve et parfois je le vis, quelque chose à la fois de connu et de nouveau ,  une relation qui tiendrait compte des valeurs et des perceptions de chacun , en vivant l’instant présent comme source d’un bonheur possible,  tout en se fixant ensemble des objectifs clairs et explicites, dans une vision à la fois structurée et souple.   Un espace temps  créé dans une relation de parité, quelle que soit la position sociale, économique et culturelle de chacun….

Le temps est-il à gérer, à réguler à expérimenter, à vivre ?

Il m’est arrivé de passer 30 minutes avec une personne et d’arriver ensemble à créer un espace temps d’efficacité, de créativité et de résultats tangibles alors que d’autres fois 2 heures de réunion amène à un résultat approximatif. A des moments tout s’harmonise comme  différents instruments jouant la même partition, à d’autres moments se font entendre les sons dissonants d’instruments mal accordés, d’autres fois l’on peut se questionner «  est bien le même morceau qui est joué ? »

Quels sont les paramètres d’un espace temps efficient, utile, fluide et créatif ?

Ce que j’ai expérimenté dans le premier cas c’est la création d’un climat de confiance et d’authenticité, un état d’esprit collaboratif, des objectifs clairs, explicites et partagés par chacun et une relation paritaire, fluide ou circule les idées sans enjeux de pouvoir, de pression, de tension ou de manipulation. Dans le cas de réunions improductives, j’ai pu identifier que les protagonistes tendaient vers une posture de « sachants » manquant d’écoute et de curiosité, ils restaient sur leur prérogatives, avec des objectifs personnels plus ou moins conscients, des enjeux de pouvoir.

Une pléthore de formations en gestion du temps  apportent des techniques de gains de temps utiles  sans pour autant agir efficacement sur les processus internes, individuels et collectifs. Une approche utilitaire des  stratégies organisationnelles est essentiellement axé sur la  gestion des priorités et impératifs, des process de traitement des informations, d’outils  de gestion du temps performants et pratiques à intégrer à un contexte professionnel et personnel. Combien de personnes ayant suivi ces formations, après avoir scrupuleusement essayé de mettre en place ces techniques sont rattrapées par des comportements automatiques, sur lesquels elles n’ont pas de prise.

Si c’est votre cas, il est question de mieux comprendre quel est votre rapport au temps, vos croyances, vos valeurs et quels sont les comportements et effets que ce rapport génère dans la vie quotidienne, au travail, dans la sphère privée.

Qu’est ce qui est naturel, facile, aisé, efficace, à conserver ? Qu’est ce qui est gênant, désagréable, limitant ou improductif et qui mérite d’être questionné ? Quel est la zone de confort « devenue inconfortable » dont il peut être intéressant de sortir pour explorer d’autres horizons, loin d’une quelconque maîtrise mais plutôt dans une forme de conscience de qui je suis ? qu’est ce que je veux obtenir ? pour moi-même ? dans mes relations ? dans ma vie présente et future ? Qu’est ce que je veux vivre dans ce temps présent et pour créer le futur ?

Demandez votre cadeau personnalisé

 

 

 

 

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>