Affaires, Coaching et Spiritualité… et s’il y avait un lien ?


efficacité    Quel lien le monde des affaires, le coaching et la spiritualité ?

Tout d’abord, entendons-nous sur les termes : coaching et spiritualité, tout du moins j’exposerai ici ma conception, ma vision et mon expérience personnelle.

Le coaching est l’accompagnement d’un humain qui choisit un espace temps qui lui appartient totalement, un humain qui voit l’intérêt de se faire accompagner par un autre humain, le coach, qui a développé des compétences transversales dans ce domaine. C’est ici que nait la relation de coaching, le premier élément à la fois essentiel, indispensable et matière à transformation, en soi.

Le coach professionnel a capitalisé sur son expérience personnelle, professionnelle, ses formations, et son expertise en matière d’accompagnement. La plus part du temps, il est « sénior » mais pas toujours, il met au service de son client une transversalité en termes d’apprentissages, d’expériences personnelles et professionnelles, de curiosité, de créativité et  de non-finitude. Il n’apporte pas ses propres solutions, il n’est pas forcément expert du domaine de compétence de son client et cela peut, dans certains cas, en être que mieux.

Le coach, par son expertise et ses champs de compétences, contribue à créer un espace propice à la réflexion, à la prise de recul et à la co-construction de réponses nouvelles que le client va mettre en actions et expérimenter avant de les adopter ou d’en générer d’autres. Le coach sait créer un espace génératif, confidentiel, non jugeant et stimulant qui laisse place au  Sujet dans sa globalité, avec ses forces et sa vulnérabilité humaine. Pour autant, lorsque cela s’inscrit dans la cohérence de l’accompagnement ou pour répondre à la demande du client et après avoir exploré avec lui ses  propres réponses, le coach peut choisir de se positionner en tant que Sujet, donner un point de vue ou une option Le coach parce qu’il continue son propre développement et son propre chemin avec les moyens qu’il choisit – centrage, thérapie, expression créative, sport…- parce qu’il continue son développement professionnel – formations, séminaires, forums, conférences, lectures, supervision – est généralement en mesure d’accueillir son clients dans son unicité et dans sa globalité. Le client peut alors exprimer ses émotions – de peur, de colère, de tristesse et de joie – ses sentiments – de solitude, d’impuissance ou de découragement, d’excitation, d’enthousiasme, de courage, de pugnacité, d’amour – tout en restant en sécurité. Parce que les émotions et les sentiments sont souvent socialement et culturellement inacceptables, l’homme « moderne », pour s’adapter dans son milieu, adopte une personnalité sociale, qui si elle lui permet de développer certains aspects de sa propre personnalité intrinsèque, peut lui coller à la peau et parfois l’éloigner de lui-même,

Le masque social et ses injonctions extrinsèques de « force, d’invulnérabilité, de gentillesse, de courtoisie, de perfection, de serviabilité, d’excellence» » peut être pesant à porter et lourd de conséquences sur un être humain, un être unique, évolutif, perfectible inscrit dans une évolution qui nous dépasse.

Si les qualités développées sont louables, elles peuvent devenir un frein au développement de soi lorsqu’elles sont de manière exagérées en références externes et coupées de l’élan du cœur.

Par spiritualité, j’entends la capacité de l’humain à se relier à quelque chose de plus grand que lui, un TOUT, que pour cette occasion je prends le parti de nommer « Ame » au sens Jungien, avec sa dimension infinie et inexprimable. Selon la psychologie jungienne, l’âme désigne la vie intérieure de l’être. Si Carl Gustav Jung a été taxé de mystique, son approche vise, en fait, à dépasser l’opposition entre matérialisme et idéalisme, dans leurs composantes complémentaires indispensables à une réalité vivante « car la réalité vivante n’est donné ni par le réel objectif ni par la formule dont le revêt la pensée ».  La psychologie analytique réhabilite la fonction religieuse et spirituelle en psychologie.

Il s’agit pour Jung de la seule position éthique permettant de penser l’homme dans sa globalité : « Qu’on se représente comme on voudra la relation entre Dieu et l’âme, une chose est certaine : l’âme ne peut pas être un « rien que » ; au contraire, elle a la dignité d’une entité à laquelle il est donné d’être consciente d’une relation avec la divinité ».

Quelque chose de plus grand que nous, nous invite à trouver du sens à chacune de nos actions, à tendre vers une plus grande congruence entre nos paroles et nos actes, à prendre soins de tout ce qui existe sur terre et dans l’univers, de nous-même, des autres, de la nature, de la matière afin d’assurer notre existence, notre prospérité et au delà celle des générations futures. Cela nous invite à la coresponsabilité des actions présentes, prémices d’un futur que nous construisons chaque jour.

En la matière, l’exercice auquel je m’apprête est périlleux et relève forcément d’une vision partielle qui est la mienne. Cet article a, en l’occurrence, comme objet de stimuler des échanges constructifs et diversifiés et d’ouvrir un espace plus grand qu’un seul point de vue, un espace où peuvent cohabiter des logiques différentes et pour autant complémentaires.

Le lien avec le coaching peut sembler évident ou pas, simpliste ou pertinent, audacieux ou déplacé….le coaching permet d’accompagner une personne à atteindre un objectif, certes et pas seulement, à l’atteindre… en allant chercher en elle les réponses qui font sens, qui font appel à son unicité et sa créativité, à la partie saine de l’être humain, tout en prenant en compte le contexte et leurs acteurs. Si cela est intéressant pour la dimension humaine, cela l’est également pour l’entreprise. En effet des personnes qui développent  leurs potentiels sont d’une valeur inestimable pour l’entreprise et un investissement à moyen et long terme. Plus responsables, motivées, en meilleure santé, plus créatives et coopératives, elles peuvent adhérer à une vision d’entreprise tout en apportant leurs propres spécificités. Lorsque les dirigeants favorisent le développement, l’autonomie et la juste place pour chacun les salariés, ils n’en sont plus à regarder l’heure, tenir des propos négatifs à la machine à café ou dans les couloirs, ou à déposer un arrêt maladie au moindre rhume.

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