Et si le bonheur résidait dans l’instant présent ?


arbre

Quand je serai riche….Quand je serai marié(e)…Quand je serai à la retraite….Quand j’aurai  mon diplôme….Quand je serai ……. Quand « il ou elle » fera, dira, sera…..

Que d’espoirs placés dans un futur incertain….que de « bonnes » raisons pour ne pas faire le premier pas et réaliser nos projets,  créer la vie que nous voulons vivre….

Est-ce les évènements qui nous font souffrir ou la perception que nous en avons ?

Selon Epictète  « Il n’y a qu’un moyen d’atteindre le bonheur, composer avec les événements ».

Que d’énergie nous employons à chercher à changer ce que l’on ne peut changer :

–          Chercher à convaincre, influencer, manipuler « l’autre » : ses idées, ses croyances, ses comportements, ses désirs….

–          Se révolter contre les évènements inéluctables ou passés : rechercher le fautif, ressasser ou raconter à qui veut (ou ne veutpas) l’entendre les incidents négatifs, alimenter  rancunes, critiques et ressentiments. …

L’anxiété  est moins la résultante d’une situation préoccupante que de  la manière dont  nous la vivons et dont nous agissons face à elle.

D’après Dale Carnegie  « Le bonheur dépend non des conditions externes, mais de notre façon de penser ». Ce point de vue rejoint l’idée majeure qu’Epictète  développe dans le «  Manuel »   : « Il y a ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous.»

Nous ne pouvons pas lutter simultanément contre l’inévitable et créer une existence plus  heureuse, fluide  et riche. Notre énergie ne peut à la fois être dirigée dans le sens de la créativité, de la vie, de la joie  et dans le sens de la résistance, la lutte, l’inquiétude et la peur.

Il faut donc faire un choix et cela à chaque instant présent .

En acceptant d’être flexible   et  de s’accommoder  des  événements  inéluctables  nous apprenons à mobiliser nos facultés d’adaptation et à être plus créatif pour agir sur ce qui dépend de nous.

Ces idées sont vieilles comme le monde, me direz-vous ?  Rien de neuf à l’horizon, c’est tellement simple que si ça marchait ça se saurait !

Oui ces idées sont  véhiculées depuis la nuit des temps mais les avons-nous réellement expérimentées ou bien  avons-nous continué à agir toujours de la même manière en nous confortant dans nos certitudes ?

La clef serait donc le changement de perception ?  Et si on essayait ?

Comment faire ? En fait il s’agit de changer de cadre de référence, en voici une illustration :

Le couinement d’une chaussure sur un trottoir encombré a peu de signification ; le même couinement sous votre fenêtre quand vous êtes seul dans votre lit en a une toute autre.

Chaque expérience vécue dans le monde et chaque comportement est approprié, dans certains contextes, dans certains cadres et pas dans d’autres.   Afin d’être en mesure de développer la flexibilité, la curiosité et l’adaptabilité il est nécessaire d’apprendre à voir  les choses différemment,   se placer à un autre point de vue   ou   prendre  en compte d’autres facteurs.

Pour cela on peut se demander :

–          Sur une échelle de 1 à 10 quelle importance ai-je envie d’accorder à cet évènement ?

–          Qu’est-ce qui est encore plus important pour moi dans cette situation ? Qu’est-ce que je veux vraiment ?

–          Est-ce réellement grave?

–           Quelle est la probabilité que ma crainte ou ma peur se réalise vraiment?

–          Quelle pourrait être l’intention positive dans le comportement  de cette personne ?

–          Dans quelle situation ce trait de caractère pourrait être une qualité ?

–          Dans quel contexte  cette attitude pourrait être utile, bénéfique ou appropriée ?

–          Ai-je envie de me maintenir dans cet état émotionnel  ?

–          Qu’est-ce que je peux faire pour changer mes pensées, mon état d’esprit ?

En prenant du recul sur la situation, en se plaçant d’un point de vue extérieur, en tant qu’observateur neutre et bienveillant, nous créons un climat d’ouverture et de créativité qui va nous permettre, dans un deuxième temps, de  trouver  de nouvelles solutions  pour ce qui dépend de nous.

Il s’agit là encore de se poser les bonnes questions pour que chacun de nous trouve sa propre réponse :

– Quelle est la situation, quels sont les faits ? ( pour sortir de la perception émotionnelle)

–  Quelles sont les causes du problème ?

– Quel résultat est-ce que je veux obtenir ? Quels sont mes besoins ?

– Qu’est ce qui dépend de moi dans cette situation ?

– Quelles sont  toutes les solutions possibles (même les plus étonnantes ou improbables) ?

– Quelle est la solution qui me semble la plus appropriée ?

– Est ce qu’il y aurait un inconvénient pour moi ou mon entourage à la mettre en œuvre ?

– Qu’est-ce que je décide ?

– Quel est la première étape ou le premier pas que je veux faire ? quand ? où ? comment

Et c’est parti ! L’énergie est alors consacrée là à agir dans le sens du projet, de la vie et de l’amélioration.

Pour aller plus loin :

John  GRINDER- et Richard BANDLER  « Le Recadrage  »

Robert DILTS « Changer les systèmes de croyance avec la PNL »

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